BAPTEMES DU 7 AVRIL 2019

Rédigé par Anne-Marie SCHMIDT - - Aucun commentaire

« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ». Le pasteur commence par ce rappel fondamental puis nous explique que dans l’évangile de Mathieu , au chapitre 28 , Jésus a laissé un ordre à l’église : « Allez, faites des disciples dans toutes les nations, baptisez les au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et voici, Je suis avec vous tous les jours. »

 

Nathalie, 39 ans.

Bonjour, je m’appelle Nathalie, j’ai 39 ans et j’ai 3 magnifiques enfants. Qui sont là .

Quelle joie il y a dans mon cœur aujourd’hui ! Ce jour , je l’ai tant espéré et attendu, mais aussi tant redouté ( j’avais peur de parler en public). Cela fait quatre ans que je fréquente cette église et trois ans que j’ai le cahier de baptême. J’ai fait de merveilleuses expériences avec le Seigneur durant tout ce temps. Quand on a passé toute sa vie à ne compter que sur soi, il faut un temps d’adaptation avant de pouvoir tout remettre à ce Dieu si merveilleux. Notre ancienne nature est toujours là, résistante, et toujours pleine de doutes.Mais quand enfin on ouvre son cœur et qu’on y laisse entrer Jésus, tout devient plus facile.

Aujourd’hui c’est un acte de foi et d’obéissance que j’offre à ce Père si fidèle et patient, en passant par les eaux du baptême. Je ne voulais pas venir, mais le 13 novembre dernier, un pasteur a dit que parfois, on est tellement coincé par ce que peuvent penser les autres, que ça nous ligote et qu’on ne peut pas vivre pleinement avec Jésus si on a peur des hommes. Son conseil était : Dis toi simplement que peu importe ce que les hommes pensent de toi, le plus important c’est ce que Dieu pense de toi! il a fini en disant : demande toi ce que tu peux faire pour ton Dieu. Dans ma tête, ça a été rapide : je viens d’arrêter de fumer, je viens régulièrement le dimanche à l’église, j’en ai fait assez ! Mais une petite voix m’a dit : et ton baptême ? Alors me voilà.

Comment je suis venue à Christ ?

A l’origine, je ne suis pas venue à l’église pour moi mais pour mon fils. En effet , lorsque mon fils Romain avait 10 ans, un jour il m’a demandé ce que nous devenions après la mort et comme je n’étais pas très psychologue à ce moment là, je lui ai dit : tu seras enterré et les vers feront le reste...J’ai fini l’explication en lui disant qu’il y avait une autre théorie, c’est à dire que certaines personnes croyaient en Dieu et à la vie éternelle. Quelques jours après notre conversation, je sentais que Romain était tracassé et je lui ai demandé ce qu’il avait. Il m’a dit de ne rien dire à personne et il m’a annoncé qu’il croyait en Dieu. J’étais catastrophée, je ne savais plus quoi faire. Il faut savoir que le papa était aux aguets, qu’il m’envoyait régulièrement les services sociaux, la police, afin d’avoir la garde des enfants et il prétextait que j’étais irresponsable. Nous avons tenu à garder sa croyance secrète. CA faisait aussi quelques temps que Romain ramassait des Bibles sur une table, à l’ancienne église du Foirail, près de chez nous, et quelques prospectus des témoins de jehova, et je n’avais pas du tout aimé ce qu’ils écrivaient , de plus la réputation qu’ils étaient une secte m’a inquiétée énormément. J’ai décidé de tâter le terrain avant d’envoyer mon fils quelque part. Je n’avais jamais ouvert une Bible.

C’est un jeudi matin, au retour de l’école, que je suis rentrée pour la première fois à l’ancienne salle pour me renseigner sur ce qu’était l’église évangélique. Je fus chaleureusement accueillie, on me donna les horaires des réunions et des cultes, ça ne coûtait rien d’y aller au moins une fois. Mon premier culte a été le 26 avril 2015. Je m’étais assise au fond de la salle, je ne connaissais personne mais les gens à côté de moi m’ont fait la bise, je n’ai pas compris, j’ai trouvé ça bizarre. Le culte à commencé, les chants m’ont plu et le pasteur a commencé à prêcher. Il disait que la parole de Dieu dit qu’il faut pardonner même si la même personne vous a offensé 77 fois dans la même journée. Mais quand il a dit que le plus dur des pardons était celui qu’on devait s’accorder à soi même, son regard s’est fixé sur moi, comme s’il me parlait rien qu’à moi. Ça alors ! Qui pouvait savoir ce qui me troublait dans ma vie en cet instant ? Je n’arrivais pas à comprendre comment il avait su. Et là, ça me rappelle l’histoire de la femme samaritaine dans l’évangile de Jean au chapitre 4, elle a dit aux gens du village, venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait…. et c’est ce jour là, que pour la première fois , j’ai rencontré Jésus. J’avais déjà entendu parler de Dieu mais pour moi, il était impossible qu’Il existe. Ma mère était catholique et elle enneigement souvent avec elle quand elle faisait le catéchisme à d’autres enfants. Puis ma mère est morte d’un cancer quand j’avais 8 ans. J’ai été baptisée petite, j’ai fait ma première communion comme tous les enfants de la famille. Mon père a trouvé une nouvelle femme, nous avons déménagé. Au début, ma belle mère me faisait prier à genoux tous les soirs, pour moi ce n’était qu’une récitation. Puis ma belle mère a commencé à être de plus en plus méchante. Mon père était au travail ou à la chasse. J’ai commencé à fuguer à 13 ans, je volais, je mentais. Je n’étais pas heureuse et je n’aimais pas la vie. A 14 ans, j’ai voulu mettre fin à mes jours : j’ai pris beaucoup de médicaments et je me suis réveillée 3 jours plus tard dans ma chambre. Ma belle mère n’avait pas pris ce geste au sérieux. Par contre , je savais que Dieu avait insufflé un message de vie dans mon cœur car depuis ce jour, je sais que quand la vie est trop dure à porter, je sais que l’épreuve passera et que la vie mérite d’être vécue. C’est un peu ambiguë car je ne croyais pas en Dieu, mais je suis sure que c’est Lui qui m’a donné ce message.

Puis à 18 ans, mon père et ma belle mère m’ont pris une chambre à lourdes. J’étais livrée à moi-même et je faisais n’importe quoi : cigarettes, alcool, boites de nuit...inconsciente de tout. Un soir , pendant un stage que je faisais en réception, je me suis effondrée en pleurs car mon père me manquait énormément et il venait rarement me voir. Une sœur était là et elle est venue me conseiller, elle m’a parlé d’un autre père….peu de temps après , j’ai eu un éducateur qui m’a suivie pendant mes deux années d’études en hostellerie. C’était un homme très gentil qui avait été prêtre. Ce monsieur a un peu remplacé mon père pendant cette période et il m’a beaucoup guidée et soutenue.

Puis j’ai rencontré un homme avec lequel j’ai eu Lisa, ma fille aînée, nous l’avons faite baptiser par tradition puis nous nous sommes séparés . J’ai rencontré le père de Romain et de Christal. Nous sommes restés 9 ans ensemble et les années communes ont été très difficiles pour moi et les enfants . Un soir, en couchant mon fils, j’ai eu la conviction qu’il fallait que je parte, parce que mon fils n’arrêtait pas de pleurer en disant : maman, je ne veux pas que tu meures. Mais je n’avais pas la force de quitter mon bourreau car je doutais de moi, je ne voyais pas pourquoi je devais quitter la seule personne qui me donnait un peu d’amour malgré la violence et la méchanceté. Quelques temps après il est parti, et je suis tombée très bas : dépression, anorexie...36 kgs. Il m’a privée de mes enfants pendant 4 mois, c’était une vraie descente aux enfers. Heureusement j’avais Lisa, elle était là, je me suis battue, j’ai repris du poids, j’ai accepté la garde alternative des enfants à contre cœur. J’ai déménagé pour me rapprocher des enfants, de leur école et un an après, j’ai gagné la garde des enfants,après maintes batailles et représailles. C’était une grande joie, une délivrance.

J’insiste sur mon histoire qui n’a pas été facile parce que j’y vois la main de Dieu. Tout ce que Jésus a fait pour moi, Il ne m’a jamais abandonnée.

Six mois après le retour de mes enfants, j’ai rencontré Jésus à l’église. Même si j’allais régulièrement aux réunions, je restais très méfiante parce qu’aujourd’hui on se méfie des gens gentils. Un jour Angèle m’a invitée à côté d’elle et elle m’a dit : il n’est pas interdit de chanter. J’ai commencé à chanter, ça me faisait beaucoup de bien. Puis un jour Yolande m’a dit : tu sais Dieu t’aime. C’était Dieu qui me parlait par elle et là , un frison m’a parcourue et j’ai commencé à tout comprendre. Effectivement Dieu m’aime et Il m’a pardonnée, et mieux, Il a envoyé son Fils Unique pour me racheter de tous mes péchés, de toutes mes fautes. Dieu s’est servi de ces gens pour me dire qu’Il m’aimait. Il me parlait aussi par la Bible .

Grâce à Jésus, grâce à son sacrifice, je sais que j’ai été rachetée à un grand prix( 1 Corin.7.23) et que , même si souvent je doute de moi et que je n’arrive pas à comprendre pourquoi Il m’a choisie moi, je trouve dans la Bible le psaume 139 qui dit : Je te loue de ce que je suis une créature merveilleuse.

Aujourd’hui j’ai droit à une deuxième chance. Qui ne voudrait pas remettre les compteurs à zéro ? Être une nouvelle personne ?

2 Corin.5.17 me dit : si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles, et tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec Lui par son Fils.

En Jean 3.16 je lis : Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle.

Parce que je sais que je suis pardonnée et qu’Il m’a préservée de la mort, je voudrais être dès aujourd’hui un exemple pour mes enfants et pour les autres et donner mon cœur à Jésus. Alors merci Seigneur Jésus pour ton sacrifice, merci à notre Dieu pour tant d’amour, merci à notre Dieu pour tant de patience, merci pour tant de miséricorde, merci pour la vie, merci pour notre église qui m’a accueillie et merci à vous d’être venus pour partager ce moment .

 

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Esteban , 17 ANS

 

Bonjour à tous , je vous remercie d’être présents, je remercie ma famille, mes cousins, les parents de l’école et les maîtresses et bien sûr, je remercie le pasteur Kelly et Mathieu qui m’ont accompagné jusqu’à aujourd’hui.

J’ai grandi dans une famille Chrétienne, j’ai eu une enfance heureuse mais très tôt marquée par ce que me rabâchaient beaucoup de professeurs : tu manques de confiance en toi, tu ne crois pas assez en toi. J’étais quelqu’un de gentil et de très apprécié. En réalité ce commentaire qui me suivait était révélateur de ma façon d’être : quelqu’un de discret, avec le cœur sur la main. Et il y avait aussi très tôt cette sorte de double vie que je menais inconsciemment : la vie de tous les jours et l’église. J’ai grandi comme ça, je ne parvenais pas à faire autrement.

En grandissant j’ai commencé à vouloir être comme les autres gars de ma classe. En classe de 6 ème et 5ème, surtout 5ème certains gars rigolaient avec les filles, moi j’étais légèrement en retrait, ce qui était normal mais au lieu de m’y adapter, de dominer, j’ai fini par subir. Au fur et à mesure un vide s’est installé dans mon cœur,car je voulais être autre chose que moi même. J’étais constamment dans l’échec puisque j’étais dans l’incapacité de devenir comme mes potes, la réalité finissait toujours par me rattraper. Le sentiment de mal-être commençait alors à naître en moi. Inconsciemment à l’age de 12 ans et demi, alors que la fréquentation de l’église commence à être mise entre parenthèses, je cherche toujours à combler ce vide, ce manque. La première chose à laquelle j’ai eu à faire face , ce sont les vidéos malsaines sur internet. La même année:2014, il y a eu la naissance de mon petit frère Victor et de ma petite sœur Héléna, Victor était trisomique ! Je me souviens qu’à cette nouvelle, tout le monde pleurait à la maison et moi , la seule chose que j’avais trouvée à dire à mes parents était : c’est ça votre Dieu ? Cette conclusion me confortait dans mon idée que je me faisais de la vie. J’ai donc très tôt adopté un esprit rebelle. A la rentrée de 5ème en septembre 2014,les choses n’évoluaient pas, mon état s’empirait.

Mes parents prennent alors la décision de partir s’installer sur Toulouse en janvier 2015.J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à cette nouvelle vie, à mes nouveaux camarades de classe. Je me suis familiarisé avec deux supers gars qui travaillent super bien mais qui aiment rigoler, comme moi. Alors mon mal-être, mon vide était toujours présent. Alors que je souffre toujours de cette mauvaise perception de moi et que l’église est toujours laissée entre parenthèses, au mois de mars 2016, la famille rentre sur Tarbes. Je retrouve alors mes potes qui m’avaient beaucoup manqué je l’avoue, et très vite le vide refait surface et reprend sa croissance. Les choses évoluent et ce qui se passait en classe commence à déborder sur le temps hors classe…

Et c’est là que j’ai eu à faire un choix : celui de poursuivre dans cette voie qui, je le savais, n’était pas la bonne. C’est donc là que j’ai commencé à subir. Été 2016 : premier bal donc premier verre d’alcool, novembre 2016 première cigarette...etc...février 2017, je parlais de me mettre en couple mais j’étais parfaitement conscient que ce que je faisais n’était pas bien . Certes je subissais mais je prenais plaisir à faire ce que je faisais. Et plus j’essayais de combler ce vide et plus il grandissait et ma vie devenait triste et ma situation sans issue. En plus ce mode de vie conditionnait mon niveau de travail, mon comportement qui se dégradait au fur et à mesure, ce vide impactait ma vie de famille aussi. J’avais une très mauvaise entente avec mes parents, beaucoup de conflits. L’année 2017 a été très difficile pour moi. Elle s’est soldée par une deuxième rupture amoureuse, aussi douloureuse que la première, et c’est à ce moment là que j’ai commencé à bien réfléchir. j’étais au plus bas, je sortais tous les week-end, j’étais dans le mensonge, je ne m’entendais pas avec mes parents. Ce vide qui grandissait m’en demandait plus et toujours plus. A ce moment là j’étais vraiment plus bas que terre et je me demandais pourquoi moi je souffre autant. Je me suis alors rendu compte que je me plantais royalement et j’ai commencé à me poser les bonnes questions.

- est-ce que tu veux réussir ?

- fais-tu les bons choix ?

Et ce qui a été fondamental dans mon changement de direction, a été de réaliser à quel point mon attitude, ma situation impactait en mal ma vie de famille. j’ai donc résolu d’assister aux réunions de jeunesse puis d’aller à l’église le dimanche matin, non plus dans le but de faire plaisir à mes parents mais parce que je savais que cet endroit me faisait du bien., j’ai commencé en novembre 2017 . Petit à petit quelque chose réchauffait mon cœur et je ne pouvais pas l’expliquer, l’espoir renaissait. Le 12 janvier 2018, suite à une réunion de jeunesse, je suis rentré chez moi complètement transformé, comme si tout était devenu nouveau . Cette date du 12 janvier 2018 est celle où j’ai véritablement fait la paix avec Dieu. Ce soir là, j’ai même dit à ma mère, maman, Mathieu est super, il pourrait être pasteur….et le voilà pasteur. C’est comme ça que, petit à petit , Le Seigneur a remis de l’ordre dans ma vie.

Avant de finir, j’aimerais lire quelques textes qui m’ont beaucoup marqué, que j’aime beaucoup/

Rom. 10.17 : Ainsi la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu.

2 Chron 7.13 à 14 : quand j’enverrai la peste parmi mon peuple, si mon peuple, sur qui est invoqué mon nom, s’humilie, prie et recherche ma face, s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exhausserai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays.

Mathieu 16.24 à 25 : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive, car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera.

Je fais ce choix de donner ma vie au Seigneur. Je crois qu’Il est mort sur la croix pour moi. Il est vivant à mes côtés chaque jour et je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. Il m’a pardonné, m’a restauré, c’est pourquoi je veux Le suivre comme mon Sauveur et Seigneur, et que je désire aujourd’hui , passer par les eaux du baptême.

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