BAPTEMES DU 17 FEVRIER 2019

Rédigé par Anne-Marie SCHMIDT 1 commentaire
Classé dans : Vie d'église, Témoignages Mots clés : aucun

Le dimanche 17 Février, nous nous sommes tous réjouis en entourant deux nouvelles personnes dans leur engagement devant Dieu, par le baptême, dans ce nouveau lieu de culte.

 

Justine:30 ans

 

Bonjour à tous,

Je suis originaire du Cameroun et je suis issue d’une famille de 15 enfants , je suis la troisième.

Jusqu’à l’âge de 13 ans , j’ai fait tout ce que je pouvais pour attirer l’attention des personnes qui m’entouraient. Je me sentais rejetée et non désirée. Je mentais, je faisais l’école buissonnière, j’avais des mauvaises fréquentations, une fois j’ai même fait semblant de me suicider. Et à cette époque là, c’était très dur à la maison, c’était vraiment pas bien ce que j’avais fait. Après cette année sombre où mes parents étaient absents , mon père était incarcéré, ma mère était en formation , j’étais avec mes aînés à la maison. C’est par la grâce de Dieu que j’ai pu passer en classe supérieure, et de justesse.

Quelques mois plus tard on m’a demandé de rejoindre mes aînés qui faisaient des cours de catéchisme, ce sont des cours qu’on fait là bas avant le baptême. C’est ce que j’ai fait, j’étais devenue un peu obéissante.

C’est ainsi qu’ en 2003 à Pâques, j’ai reçu le baptême avec mes aînés. C’était une grande fête, la famille a fait le déplacement de très loin pour venir assister à trois baptêmes à la fois. Mais je n’étais pas prête pour ça, je n’avais pas compris au fond de mon jeune cœur ce qu’ impliquait le baptême. J’avais passé un examen de préparation , j’avais été reçue donc j’ai été baptisée.On mettait de l’eau sur la tête, à tout le monde, on baptisait au nom de Père du Fils et du Saint Esprit avec quelques gouttes d’eau sur la tête.

A 14 ans , je me retrouve donc membre d’une église et baptisée, mais quasiment à tous les cultes je m’endormais.Je m’asseyais au fond et je dormais. A la fin je filais en douce , et j’ai passé mon adolescence comme ça.Dans mon insouciance, Le Seigneur me gardait parce que l’éducation de ma mère était très stricte et mes aînés étaient très sages. Ils étaient déjà sortis de l’adolescence quand ils se sont faits baptiser , ils étaient plus conscients de leur engagement, ils étaient sages et j’essayais de suivre leur modèle .

L’année suivante, en 2004, mes parents sont plus présents , je me suis rapprochée de mon père. Mon rêve de petite file se réalisait. Mon père m’accompagnait à l’école, c’était tout ce que je voulais. Et cette complicité a duré jusqu’en 2012 et à ce moment là le fait que mon père soit moins présent dans ma vie m’a beaucoup affectée. J’ai commencé à chercher cette affection ailleurs, avec tous les moyens possibles que je pouvais envisager. Ceci m’a plongé dans une grande tristesse au point où en 2013 , j’étais loin de ma famille et j’ai essayé pour de vrai cette fois de mettre fin à mes jours. J’ai avalé beaucoup de médicaments mais ça n’a pas marché, je suis tombée malade et j’étais seule car je m’étais attiré le mépris de mon entourage, c’était très dur.

Après j’ai donc éliminé le suicide des options que je pouvais faire pour obtenir ce que je voulais. J’ai entrepris toutes sortes d’ actions et de compromis pour essayer de combler cette affection que je ne possédais plus de mon papa. Ça n’a pas été facile mais le Seigneur veillait sur moi. Il ne cessait pas de m’aimer et de frapper à la porte de mon cœur. En 2012 Il a commencé à m’interpeller sur ma façon de vivre, sur mon attitude.Je commençais à hésiter. J’ai essayé de m’arranger, j’ai commencé à douter:Est-ce que ce que je fais c’est bien ? J’ai commencé à réfléchir, mais je n’ai pas fait de pas significatif. Il y a un aîné dans la fois qui a commencé à m’encourager, à m’impliquer dans la vie chrétienne, assister aux réunions de prières, de louanges, j’ai commencé à le faire, et ceci jusqu’à l’été 2014. J’essayais mais je revenais toujours au même point, c’était très difficile. Mon beau frère était là et il m’encourageait, il voulait que je prie avec lui et ma grande sœur.Après je revenais toujours au même point et j’étais épuisée, même sur les photos de cette époque on ne me reconnaît pas.J’ai commencé une descente dans un gouffre jusqu’à la fin de l’année 2015.

Mais durant cette période, le Seigneur ne m’a pas abandonnée.

Un jour, alors que je vivais avec des colocataires vietnamiennes, je me suis mise à pleurer pendant des heures et ces filles ne parlaient pas ma langue et ne savaient pas quoi dire. Elles avaient juste beaucoup de compassion. Après ça, au lieu de chercher à sortir de cette détresse, toute la force qui me restait je l’ai mise à cacher mon désespoir à mon entourage et à ma famille, et jusqu’à aujourd’hui, ils n’en savent pas grand-chose. J’ai vécu à cette époque là très loin de Dieu. Je suis restée comme ça jusqu’au début de l’année 2016.

Il y a trois ans ,en février 2016, un étudiant m’a invitée dans une église et je me rends compte que ce n’est pas la première fois qu’on m’invite à cette église. Un an plus tôt en février 2015 , d’autres personnes m’avaient invitée et les deux ne se connaissaient pas. Quand je lui parle de ça, il me dit dans ce cas n’hésite plus, tu devrais venir car ça ne peut pas être un hasard si deux personnes qui ne se connaissent pas t’invitent au même endroit à l’église. A bout de forces, je me rends à cette église et tout de suite, je suis saisie par l’amour de dieu. Dimanche après dimanche je continue à y aller, je fais la connaissance d’autres frères et sœurs. Je m’y sentais très bien. Alors que je cherchais à m’impliquer davantage dans la vie de l’église, une prière est organisée le 22 avril 2016, je pensais y aller . Ce jour là quelques heures avant la prière deux personnes me contactent : d’une part il y avait le frère qui me demandait de venir à la prière ce soir et avant que je lui réponde une amie m’écrit et me dit de venir boire des verres ce soir comme à notre habitude. Je regarde ces deux messages auxquels je dois répondre. Je comprends que j’ai un choix décisif à faire. Il y avait dans mon style de vie quelque chose qui devait changer parce que tout ce que j’avais jusque là ne marchait pas. Aujourd’hui j’en parle facilement mais à ce moment là je ne savais pas que c’était le Saint Esprit qui me poussait à aller à la prière . Et c’est exactement à cet endroit que je devais aller. Ce soir là , j’ai été visitée par le Seigneur et Il m’a déchargée du poids qui me courbait .J’ai pleuré encore beaucoup mais cette fois c’était des larmes de joie et j’ai été saisie par cet amour. Il y a un chant de louange en particulier que j’ai gardé jusqu’à aujourd’hui. Ce chant disait  "j’ai décidé de suivre Jésus, pas de retour, la croix devant moi , le monde derrière moi" J’ai déclaré ces paroles de tout mon cœur et elles ont pris vie en moi. A partir de ce jour j’ai commencé à avancer, au début clopin-clopant, puis de mieux en mieux avec l’aide de Dieu. J’ai trouvé en Jésus, en Dieu le père et dans le Saint Esprit tout le réconfort, toute l’attention, tout ce dont j’avais besoin, je n’avais besoin de rien d’autre et c’était juste magnifique, je n’avais jamais vécu quelque chose comme ça. Tout avait changé, quelques jours après ce 22 avril , je suis arrivée à Montpellier et une sœur m’a indiqué l’église. J’ai reçu là bas un enseignement de qualité qui m’a tout de suite appris que ce n’est pas par mes propres forces que je pouvais obéir à Dieu, par mes propres forces je n’y arriverai pas du tout. Ça a été déterminant pour le décollage dans ma foi de comprendre que par mes propres forces je ne peux pas y arriver. Fin 2016 j’arrive à Tarbes. Le pasteur de Montpellier m’avait donné l’adresse de la place du Foirail. J’arrive là et pour moi c’était bien. j’avais accepté Jésus comme mon Sauveur et Seigneur. J’arrive dans une nouvelle église, j’ai trouvé des gens tellement sympathiques. Ils étaient toujours présents pour moi, pour m’accompagner, même à mon chevet à l’hôpital, je n’étais plus seule quand j’étais malade, c’était génial !

Je ne savais pas ce qui m’attendait, je ne savais pas toutes ces choses dont j’avais besoin d’être guérie, la restauration au travers des enseignements, au travers des entretiens avec le pasteur Akarasis, le Seigneur m’a guérie, Il m’a restaurée de tout cela. Après j’ai commencé à servir ici et là, faire quelques petits trucs, et je pensais OK là j’ai tout bon, le voyage était paisible on peut continuer confortablement installée, c’est là où le coup de bâton du berger est venu.Ce n’est pas encore bon , il reste des choses à faire!!!

C’est par rapport à mon baptême que le Seigneur m’a interpellée. L’été dernier , un dimanche je traversais une petite épreuve, il y avait une sortie organisée par l’église et je me suis dit je vais quand même y aller. J’avais un plan : il fait chaud, j’arrive, je me mets au frais, je m’isole et quand c’est l’heure de rentrer, je rentre. Mais c’était pas le plan de Dieu parce que ce jour là, l’épouse du pasteur, Mireille, nous a confié une dame qui était en visite à l’église et on s’est retrouvée sur le chemin du lac à faire la conversation avec cette dame.Et tout de suite on a eu une conversation amicale et sympathique. On s’est trouvé tellement de points communs. Elle était Camerounaise comme moi, et tout de suite on s’est mis à discuter, elle m’a donné son témoignage et ensuite elle m’a demandé comment ça s’est passé pour mon baptême. Pourquoi cette question aussi précise ? Je lui ai raconté mon baptême et elle m’a dit : c’est pas exactement ce qui est écrit dans la bible, tu devrais aller discuter avec ton pasteur et j’attends que tu m’annonces ton baptême. Les semaines qui ont suivi cette discution j'étais très bousculée, je suis allée le raconter au pasteur. Et après réflexion j’ai décidé d’agir et de me faire baptiser.

Aujourd’hui c’est avec beaucoup de joie et de bonheur que je reçois le baptême par immersion. Pour moi , c’est un acte d’obéissance à Dieu. C’est un nouveau début. Ce cheminement m’a appris beaucoup de choses que je ne savais pas encore et j’ai pris le temps de savoir ce que c’est le baptême, ses conséquences et maintenant je suis prête. Je rends grâce à Dieu pour tout cela.

Je termine en citant le psaume16 verset2 : Je dis à l’Éternel, tu es mon maître. Tout mon bonheur est en Toi.

Soyez bénis et merci de votre attention.

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1 commentaire

#1  - lucien a dit :

Bonjour Bienvenue à ces nouveaux nouvelles personnes ayant rencontrées Jésus.Je serai des vôtres Dieu voulant le dimanche 7 Avril pour d'autres baptêmes
Bien fraternellement en notre Seigneur bien aimé

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